Le Championnat du monde de la tourte de gibier – Le Meilleur Pithiviers - fera son retour le 27 octobre 2026 au Chambard, à Kaysersberg. Porté par Olivier Nasti, Éric Briffard et Fabien Pairon, et placé sous la présidence d’honneur de Michel Roth, le concours entend s’imposer durablement comme un rendez-vous de référence autour d’un plat aussi emblématique qu’exigeant.
Derrière cette tourte feuilletée se joue en effet bien plus qu’un simple exercice de style. « La tourte, c’est un plat chaud, un plat à risque. On la découpe devant le client, elle doit être parfaite à l’instant T », rappelle Olivier Nasti. Cuisson des viandes, maîtrise du feuilletage, justesse des assaisonnements : le pithiviers impose une rigueur technique absolue, où chaque détail compte. « On cherche une maîtrise totale », insiste Éric Briffard, dans un concours pensé comme une épreuve de cuisiniers avant tout.
Une montée en puissance attendue
Lancée en 2025, la première édition avait déjà marqué les esprits par son niveau et son état d’esprit. « On a été bluffés par la qualité des candidats », confie Fabien Pairon, évoquant une compétition à la fois exigeante et portée par une réelle bienveillance entre participants. Remportée par Sébastien Guérin, alors en poste à l’Élysée, cette première édition a aussi contribué à inscrire le pithiviers dans des sphères très institutionnelles : depuis son sacre, la tourte de gibier aurait été servie à plusieurs reprises lors de déjeuners présidentiels, notamment avec le Premier ministre.
Pour 2026, les organisateurs anticipent une participation plus large et un niveau encore en hausse. Les candidatures sont d’ores et déjà ouvertes et les premiers dossiers témoignent de l’ampleur prise par le concours, avec des chefs issus notamment du Canada et du Japon. Les candidats, sélectionnés sur dossier, devront conjuguer précision, créativité et compréhension du produit, avec une attention particulière portée aux garnitures et aux accords, notamment autour des produits d’automne.
Au-delà de la compétition, l’ambition reste inchangée : valoriser le gibier et faire vivre un savoir-faire exigeant. « Ces concours permettent de transmettre une technique et de continuer à faire évoluer la tradition », souligne Olivier Nasti. Entre héritage et modernité, le pithiviers s’affirme ainsi comme un véritable terrain d’expression pour les chefs, où la technicité rejoint la gourmandise.
E.L.
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