Louis-Philippe Vigilant, La Côte d’Or** au Relais Bernard Loiseau – Saulieu (21) : poursuivre l’histoire

Le Chef

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Louis-Philippe Vigilant, La Côte d’Or** au Relais Bernard Loiseau – Saulieu (21) : poursuivre l’histoire
Photos ©Le Chef / ©HRVProd - Lorène Creuzot

Il était venu parfaire son apprentissage de cuisinier dans une grande maison, il y a trouvé une famille. Sa famille, d’abord, puisque c’est à Saulieu qu’il a rencontré celle qui deviendra son épouse et son homologue sucré, Lucile. Mais aussi la famille Loiseau, dont la vision et l’engagement permettent au projet du visionnaire Bernard de se déployer. De sa Martinique natale à cette Bourgogne d’adoption, Louis-Philippe Vigilant conjugue sa cuisine à la grande histoire de la gastronomie, porté par une curiosité insatiable et une rigueur qui lui tient lieu de boussole. 


 


Il se souvient du froid qui le saisit à l’arrivée à Dijon. Le bus quitte la gare et le ciel s’assombrit à mesure que le Morvan approche. Dans sa valise, quelques vêtements et beaucoup de livres et de magazines de cuisine. Pas de quoi affronter l’hiver bourguignon, mais de quoi nourrir les rêves d’un jeune homme venu de Martinique pour apprendre. Nous sommes en 2006, et Louis-Philippe Vigilant arrive à Saulieu avec l’envie de bien faire et une certaine appréhension. Sur la façade, le nom du mythe Bernard Loiseau. Derrière la porte, une maison trois étoiles dont il ne connaît que les images et les légendes. « Est-ce que j’avais les épaules pour entrer dans cette maison-là ? » La question le taraude avant son premier service.


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