En Moselle, le chef-propriétaire Stéphane Schneider partage une cuisine bourgeoise dans un cadre historique et artistique. Il représente la cinquième génération de sa famille dans l’Auberge Saint-Walfrid, étoilée depuis 1998.
C’est un lieu qui a vu défiler l’histoire. Située dans l’actuelle ville de Sarreguemines, en Moselle, l’Auberge Saint-Walfrid existe depuis trois siècles. En 1711, le bâtiment initial est la dépendance agricole d’un prieuré bénédictin. Au cours de la Révolution française, l’exploitation est vendue aux enchères et devient une ferme-auberge à partir de 1793. En 1886, un certain Joseph Bock acquiert le domaine, qui se transmettra au sein de la famille dont Stéphane Schneider représente la
cinquième génération. L’Auberge Saint-Walfrid est ainsi l’un des plus anciens restaurants gastronomiques du pays. Au début, l’établissement est plutôt un routier qui vendait des « casse-croûtes » confectionnés avec les produits de la ferme. Le grand-père était agriculteur, la grand-mère cuisinait. « C’est comme ça que l’aventure a commencé », raconte Stéphane Schneider. En 1969, son père Jean-Claude prend la main et décide d’en faire un restaurant gastronomique. Il obtient une étoile au guide Michelin en 1977.
Cet héritage historique et familial pèse-t-il sur les épaules de l’actuel propriétaire ? « Pas du tout », assure Stéphane Schneider, seul aux commandes depuis le décès de son père
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