Le gouvernement dévoile sa stratégie pour la haute gastronomie

Le gouvernement dévoile sa stratégie pour la haute gastronomie
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Le 12 avril dernier, Olivia Grégoire, Ministre déléguée chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, a dévoilé les grands axes sur lequel mise le gouvernement pour renforcer la position de la France sur la scène gastronomique internationale. « La France est une grande nation gastronomique, c’est au cœur de notre patrimoine et de notre soft power », a indiqué la Ministre en préambule. Faisant le constat d’une compétition accrue entre les nations, et d’une position certes privilégiée mais dont « la réputation ne garantit pas la pérennité », elle a indiqué vouloir « faire émerger des successeurs aux grands chefs d’aujourd’hui et de permettre une projection des plus jeunes » dans les métiers de bouche, tout en misant sur l’innovation, « une des clefs de notre futur succès ».


Cette stratégie s’articule autour de 3 axes prioritaires :


- Repérer et accompagner les talents de la gastronomie française


Pour remplir cet objectif, le gouvernement mise sur la création d’un Centre national de la Gastronomie française, qui, à la manière d’un Clairefontaine pour le football, aura vocation à faire rayonner toute la filière gastronomique française et l’ensemble des métiers de bouche et du service. Ces talents seront abrités au sein d’une « équipe de France des chefs », afin de les préparer aux concours internationaux. La présence de chefs français lors des grandes manifestations gastronomiques internationales est également l’un des axes de travail, afin de garantir une présence française dans ces lieux de réseaux, de décisions et d’influence.


- Accompagner les entreprises du secteur à l’international


Afin de soutenir l’exportation de la gastronomie française et de ses savoir-faire, le gouvernement lance un programme d’accompagnement des chefs souhaitant s’établir à l’étranger, dans des marchés considérés comme « réceptifs à la haute gastronomie française » : Arabie Saoudite, Corée du Sud, Émirats Arabes Unis, Hong Kong et Macao. Cela prendra la forme d’un programme préparatoire de 6 à 8 mois, avec une analyse du marché ciblé, des « initiatives de promotion spécifiques » et des « missions commerciales » pour « établir une présence durable ». Un jury d’experts se réunira pour étudier les candidatures, et ce dès 2024 où une dizaine de chefs seraient concernés.


- Renforcer la promotion de la haute gastronomie française


Dans l’optique de promouvoir le savoir-faire culinaire français, seront encouragés les partenariats entre les écoles culinaires françaises et étrangères dans le cadre d’un réseau international de centres de formation, et ce afin de favoriser les échanges d’étudiants à l’échelle internationale. La promotion de la haute gastronomie française passera en outre par le retour de l’opération « Goût de / Good France » dès 2024, à travers une série d’événements « organisés par le réseau diplomatique français sur les 5 continents ».


En conclusion, la Ministre a rappelé le poids majeur de la gastronomie dans l’économie française, estimant que le sujet n’était « ni frivole, ni futile » et que le fait d’être reconnu comme un acteur majeur en la matière ne devait pas conduire la France à « s’endormir » sur ses lauriers.


A.G.

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