Saint-Valentin : en 2025, le restaurant a confirmé son statut de temple du romantisme

Saint-Valentin : en 2025, le restaurant a confirmé son statut de temple du romantisme
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Avec plus d’un million de convives attablés en Europe, la Saint-Valentin 2025 s’est imposée comme un millésime record pour la restauration. En dépit du contexte d’inflation et de la concurrence des usages à domicile, le restaurant reste le lieu privilégié des célébrations amoureuses, pilier émotionnel de l’art de vivre européen.


Portée par une dynamique particulièrement forte en France, l’édition 2025 a enregistré 549 000 réservations dans les 12 600 établissements analysés par Zenchef, dont 425 759 dans l’Hexagone, soit une hausse spectaculaire de 51 % en un an. Chaque établissement a ainsi géré en moyenne 43 réservations le 14 février, contre 38 en 2024. Paris confirme son statut de capitale de l’amour avec 161 308 réservations (plus d’un tiers du volume national), suivie de Lyon, Lille, Bordeaux et Toulouse.


Les créneaux phares restent solidement ancrés autour du dîner, avec un pic à 19h30, mais le déjeuner romantiquetrouve également son public (10 % des réservations). Autre spécificité française : la réservation de dernière minute. Avec une anticipation moyenne de 3,6 jours pour la Saint-Valentin, les Français demeurent les plus spontanés d’Europe (les Belges ont réservé 7 jours à l’avance), même s’ils planifient davantage que pour une soirée ordinaire.


Si le dîner en tête-à-tête domine encore largement, de nouvelles tendances émergent. Le “solo dining” progresse nettement : 5 311 personnes ont réservé seules le 14 février 2025 en France, soit plus de trois fois la moyenne quotidienne. De plus, le rôle des femmes dans l’organisation s’affirme : elles représentent désormais 42 % des réservations, contre 35 % en 2024. Journée premium pour le secteur, la Saint-Valentin affiche un ticket moyen de 108 € par personne en France (93 € en Europe) et un taux d’occupation de 83,5 %. Malgré le volume exceptionnel de réservations, la gestion est restée fluide : le taux de désistement s'est stabilisé à 1,58 %, un chiffre quasi identique à la moyenne annuelle. Plus qu’un succès chiffré, la Saint-Valentin confirme le rôle central du restaurant comme lieu de partage, de célébration et d’émotion.


T.L.B.

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