« La parité en cuisine sera difficile à atteindre »

LE CHEF

266

On ne présente plus Hélène Darroze, cette figure incontournable qui œuvre au cœur de la rue d’Assas, à Paris, depuis 17 ans mais également au sein du légendaire Connaught à Londres. La quadragénaire continue de propager son énergie positive à ses équipes. Le temps lui manque parfois mais elle n’oublie pas de réfléchir à la cuisine de demain. Rencontre avec une femme de conviction. Quelle est votre définition toute personnelle de la gastronomie française ?


Hélène Darroze : C’est une façon de partager et de donner du bonheur aux gens à travers l’expérience culinaire. La gastronomie française est une référence mondiale grâce à sa diversité et tous les grands chefs du monde entier s’en sont servis à un moment ou à un autre de leur carrière. Je crois même qu’elle ne s’est jamais aussi bien portée. Il suffit de voir le nombre de cuisiniers français sollicités par les pays étrangers, que ce soit pour de la haute cuisine, de la bistronomie ou de la brasserie. Aujourd’hui, elle peut paraître moins spectaculaire mais le fond ne change pas. De mon côté, j’ai toujours mis en avant les produits français et nos régions. Cela fait partie de mon éducation landaise et de mon expérience passée aux côtés d’Alain Ducasse. Un grand cuisinier sans un grand produit, il n’est pas grand-chose !


Le phénomène de médiatisation du métier sert-il les intérêts de toute la profession ? Ou nuit-il aux valeurs fondamentales du monde


Il reste 81% de l’article à lire

Pas encore abonné ? Abonnez-vous !

Vous êtes abonné ? Connectez-vous