Une enquête du New York Times a révélé en des faits de violence imputés à René Redzepi chef et cofondateur du restaurant NOMA, basé à Copenhague (Danemark). L’article s’appuie sur de nombreux témoignages d’anciens collaborateurs de l’établissement et liste des faits qui auraient eu lieu sur la période de 2009 à 2017.
Si René Redzepi avait précédemment reconnu lui-même dans un ouvrage paru en 2015 avoir eu un comportement « tyrannique », l’article semble faire émerger de nouveaux éléments, notamment des faits de violence physique et psychologique sur des collaborateurs du restaurant.
Suite à l’enquête et au scandale qui secoue le monde de la gastronomie, René Redzepi a annoncé sur son compte Instagram « se retirer », ajoutant : « J’ai fait en sorte de devenir un meilleur leader et Noma a franchi de grandes étapes pour transformer la culture au fil des ans. Je reconnais que ces changements ne réparent pas les erreurs passées. Des excuses ne sont pas suffisantes. Je prend la responsabilité de mes actions. »
Le restaurant, fondé en 2003, avait obtenu trois étoiles Michelin et acquis une réputation mondiale grâce à plusieurs classements consécutifs le plaçant en tête des meilleurs restaurants du monde. Il avait fermé ses portes en 2024 et opérait depuis sous forme de pop up, tout en développant d’autres activités. La publication de l’enquête est précisément intervenue alors qu’une table éphémère de NOMA s’apprêtait à débuter à Los Angeles. A.G.




