Il est le plus admiré, le plus respecté, le plus aimé des cuisiniers. Une créativité sans égale, une personnalité pleine d’élégance, une exigence qui n’a nul besoin de s’appuyer sur la crainte pour être entendue. Ce chef hors norme, qui a connu les plus grands succès comme des épreuves professionnelles douloureuses, a tant à partager que le guide Michelin a fait de lui le lauréat de son prix du Chef Mentor 2026. Et si c’était la plus belle des récompenses pour celui qui a déjà tout gagné ? Entretien quelques jours avant la cérémonie.
PIERRE GAGNAIRE ET LE VOYAGE
Alors que nous pensions faire mouche avec le thème du voyage, le chef nous détrompe rapidement : s’il a beaucoup voyagé, ce ne sont pas ses deux voyages de jeunesse – que nous imaginions initiatiques – en Amérique et au Japon qui ont changé sa vie et lui ont donné le goût de l’exploration… Ce grand voyageur – pour le travail – se plonge généralement en cuisine dès son arrivée. Mais il s’est aussi laissé par le passé des espaces de respiration dans le désert africain.
Le début de votre parcours est marqué par deux voyages, en Amérique du Nord en autostop en 1975 et au Japon en 1986. Ont-ils eu une importance particulière dans votre vie, dans votre carrière ?
J’ai beaucoup voyagé dans le cadre professionnel pendant 20 ans, mais très peu à titre privé
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