Dix ans après leur arrivée à L’Auberge du Père Bise, Jean Sulpice et son épouse Magali engagent une nouvelle transformation de cette maison historique. Plus qu’une rénovation, un travail de fond sur l’identité, l’outil de travail et la vision entrepreneuriale. Pour un établissement historique, l’enjeu n’est pas de se réinventer à tout prix, mais de poursuivre son histoire avec cohérence.
Quel a été l’élément déclencheur des travaux ? Qu’avez-vous voulu proposer de plus ou de différent ?
Jean et Magali Sulpice : Il y a dix ans, il fallait marquer notre arrivée et imposer notre style. Cette fois, l’objectif était différent : poursuivre l’histoire de l’Auberge en l’ancrant encore davantage dans son territoire et dans sa vocation première. Nous avons voulu réaffirmer la notion même d’« auberge » : une maison de famille, chaleureuse, presque domestique. Dès l’entrée, le ton est donné. Le bois, omniprésent, fait écho à l’artisanat savoyard. Les ouvertures et les transparences créent un dialogue permanent entre l’intérieur et l’extérieur, la montagne, la pelouse, le lac. L’idée était de recréer des espaces de convivialité, notamment au bar, avec cette volonté d’encore réduire la frontière entre intérieur et extérieur. En dix ans,
nous avons façonné ce lieu à notre image avec notre compréhension et notre vie in
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