La finale France du Bocuse d’Or se déroulera le 21 octobre prochain, l’occasion de faire le point sur les produits et le sourcing avec Najate Elabad, Directrice événementiel et partenariats de METRO, distributeur qui accompagne les candidats des entraînements à la finale internationale.
Pourriez-vous nous en dire plus sur le partenariat entre METRO et le Bocuse d’Or ?
Najate Elabad : Cette année, nous célébrons les 20 ans du partenariat entre METRO et le Bocuse d’Or. C’est un partenariat fort, important dans l’histoire de METRO. Dans ce cadre que nous fournissons les produits du concours, et ce pour la finale France, mais aussi pour la finale européenne et la finale monde qui a lieu à Lyon. Nous travaillons main dans la main avec le CEO du Bocuse d’or pour sélectionner les produits utilisés lors des épreuves. Nous portons une attention toute particulière à l’accessibilité et à la disponibilité des produits sur le territoire, mais également dans le monde quand on parle des équipes internationales. C’est un travail de longue haleine, avec cette année le Saint-Pierre et le champignon de Paris mis à l’honneur. Pour le Saint-Pierre, c’est un calibre entre 1 et 2 kilos qui a été retenu, parce que cela permet d’avoir un beau produit, avec de la chair tout en évitant le gaspillage.
Comment travaillez-vous avec les candidats avant l’épreuve ?
N.E. : Quand les produits sont dévoilés, les équipes commencent à s’entraîner. Chacune se rapproche des halles METRO à proximité. L’avantage, c’est que nous avons un maillage national fort, avec 99 halles, donc forcément une à proximité de chaque équipe. Là, une autre aventure humaine commence. Je préviens les directeurs des halles concernées. Ils sont souvent très impliqués, ils cherchent le meilleur produit. Et nous pouvons, dans certaines halles, mettre à disposition une cuisine pour les entraînements.
Et en termes de sourcing ?
Nous choisissons des producteurs locaux, avec lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années et qui se démènent vraiment pour avoir les meilleurs produits, de la meilleure qualité, pour nous et pour le concours. Avec le Saint-Pierre, nous valorisons la pêche côtière française, issu des criées de Bretagne Nord. Ce produit noble a été contrebalancé par un produit beaucoup plus répandu. Pendant des années, il n’a plus été produit en France, mais la production française reprend depuis une petite dizaine d’années. Nous travaillons avec Lou Légumes, basé à Rennes.
» Propos recueillis par Adeline Glibota


